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Un relief en calcaire de plus de 4000 ans a mystérieusement disparu d’une tombe égyptienne maudite

  • Photo du rédacteur: Valentin Rionceny
    Valentin Rionceny
  • 11 oct. 2025
  • 2 min de lecture

Publié le 10 octobre 2025 à 05h40. Par Lola Breton / Source : GEO


Les autorités égyptiennes ont fait savoir au public qu’un objet antique est manquant dans la tombe du gouverneur Khentika, vieille de plus de 4 000 ans. Cette sépulture n’est pas ordinaire ; elle serait protégée par un sort.


Personne ne l’explique. Plus tôt cette année, un relief en calcaire, qui était imbriqué dans l’un des murs de la tombe de Khentika, dans la nécropole de Saqqara, en Égypte, a disparu, rapporte Arkeonews. La disparition a été remarquée par une équipe d’archéologues britanniques venue travailler sur le site, vieux de plus de 4 000 ans. Elle a été gardée secrète jusqu’en mai, lorsque certains médias locaux en ont fait état. Mais ce n’est que le 6 octobre 2025 que les autorités égyptiennes ont officiellement communiqué sur le sujet.


Pour le ministère du Tourisme et des Antiquités, cette disparition est "profondément inquiétante", lit-on dans une publication Facebook, en arabe. Il faut dire que tout, dans cette histoire, dérange. La tombe du gouverneur Khentika était scellée depuis 2019. Elle n’avait d’ailleurs été utilisée que comme entrepôt d’antiquités depuis les années 1950. C’est aussi l’une des seules tombes égyptiennes à être frappées d’un mauvais sort.


Une tombe protégée par un sort divin


Dans les années 1950, l’égyptologue britannique Harry James avait traduit l’inscription gravée à l’entrée de la mastaba de Khentika. Celle-ci prévenait les visiteurs pétris de mauvaises intentions : toute personne qui violerait cette tombe souffrirait de punitions divines. Pendant des décennies, cette tombe est restée scellée et protégée, à quelques exceptions près – à des fins de recherche. Comment quelque chose a-t-il pu en être volé ?

Le relief en calcaire disparu mesure 40 x 60 cm. Il dépeint l’année égyptienne selon les trois saisons de l’agriculture : Akhet (inondation), Proyet (plantation) et Shomu (récolte). Les chercheurs pensent que cela faisait partie de l’ambiance voulue dans la tombe de Khentika : un symbole de l’ordre cosmique et de l’éternel renouveau de la vie. Le relief n’a pas été arraché ou détruit dans une secousse, mais délicatement découpé hors du mur.

         

Une enquête est en cours pour déterminer les causes de la disparition


Quelques jours avant la disparition du relief, un bracelet en or ayant appartenu au pharaon Amenemope a été volé dans un laboratoire de restauration des œuvres, fondu, puis revendu sur le marché noir. "Un grave incident de procédure", selon le ministère du Tourisme et des Antiquités. Une preuve que les dieux ont voulu se venger des hommes, selon les plus superstitieux, persuadés que le sort est devenu réalité.

Les autorités égyptiennes assurent que "toutes les mesures juridiques nécessaires ont été prises" dans ces deux affaires et que le Parquet mène actuellement une enquête pour tenter de comprendre ce qu’il s’est réellement passé dans la nécropole de Saqqara.

 
 
 

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